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CETACEA, nos actions en mer

Il s’agit d’un programme de sciences participatives d’observation et d’écoute
des grands mammifères marins en Méditerranée dénommé CETACEA.

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CETACEA a trois objectifs :

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  1. Poursuivre les études existantes afin de déterminer la dynamique de la population des cachalots méditerranéens afin de la comparer à celles d’autres régions du monde.

  2. Récolter des données acoustiques, photo identifier les individus rencontrés. L’ensemble des résultats seront transmis à nos partenaires : le Centre international d’intelligence Artificielle en Acoustique Naturelle (CIAN) de l’université de Toulon, fondé et dirigé par le professeur Hervé Glotin.

  3. Impliquer des citoyens dans le cadre d’une démarche scientifique en leur permettant de s’engager sur ces sujets essentiels de préservation des espèces. C’est aussi l’occasion pour eux d’acquérir de nouvelles compétences, de prendre conscience des enjeux actuels. D’autre part, les sciences participatives sont un atout majeur pour les scientifiques qui bénéficient ainsi de données fiables en grande quantité relatives à leurs projets de recherche.

Les raisons de notre projet

On retrouve les cachalots dans l’ensemble de l’océan. Ces grands mammifères marins sont au sommet de la chaine alimentaire. Traqués et chassés massivement dès le XVIII, les populations sont lourdement touchées. Un moratoire international sur la chasse aux cétacés est mis en place en 1982.


La communauté scientifique ne possède pas aujourd’hui de données exactes quant au nombre d’individus présents dans l’océan. L’estimation de leur abondance demeure très floue. En raison de leur maturité sexuelle tardive et leur fécondité très faible, les cachalots sont parmi les espèces les plus fragiles.


Ils sont des indicateurs simples de l’état de santé des écosystèmes.

 

Plus il y a de grands individus âgés, plus l’écosystème est en bon état de santé. Moins il y en a, et plus l’écosystème est perturbé. L’écosystème doit être « stable » et riche pour que ces grands animaux puissent vieillir en paix.

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Au travers de notre projet de sciences participatives, nous souhaitons apporter une connaissance fine des groupes sociaux et de leur évolution, seule à même de permettre d’appréhender la dynamique de la population méditerranéenne.


L’identification visuelle et acoustique de chaque individu pour :

  • Définir des zones de présence/alimentation dans lesquelles il faudrait réduire l’impact des activités humaines

  • Suivre les cycles de plongées/repos des individus, au sein des groupes sociaux de jeunes mâles subadultes et de clans de femelles et de juvéniles.

  • Mettre en évidence les chasses concertées coopératives au sein de ces groupes sociaux, à partir d’enregistrements sonores en 3D (trajectographie).

  • Définir les affinités sociales qui réunissent certains cachalots. Et mesurer la pérennité de ces affinités en fonction de la maturité sexuelle, notamment chez les jeunes mâles.

Résultats attendus

Pour pallier aux difficultés d’observation de ces grands plongeurs qui passent la majorité du temps en profondeur, le protocole d’étude couple l’identification visuelle à une caractérisation acoustique.


Chaque individu rencontré est photographié pour établir un catalogue de fiches d’identité qui mettent en évidence les caractéristiques physiques individuelles comme la forme de la nageoire caudale par exemple.

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En parallèle, chaque cachalot identifié est enregistré pour rechercher ensuite une signature acoustique qui permettrait de le reconnaître sans observation. Les clics des cachalots ont par exemple une structure temporelle fine qui dépend de la taille de l’animal, ce qui permet de les distinguer en fonction de leur taille, donc de leur sexe et de leur âge. Les sons enregistrés seront analysés au CIAN de l’Université de Toulon pour chercher des signatures individuelles et des caractéristiques propres aux populations locales, à comparer avec les populations étudiées par ailleurs (Méditerranée, Norvège, Canada, Île Maurice...).

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